La musique algérienne est d’une grande richesse non seulement à cause de la pluralité des styles musicaux, mais également la diversité des langues d’expressions musicales. Parmi les styles de musique les plus connus figurent :

  • le chaâbi,
  • le raï,
  • la musique kabyle et
  • la musique arabo-andalouse.

Toutes ces variétés font de la musique algérienne l’une des plus prolifiques et l’une des plus riches du monde.

La musique algérienne même si elle est moderne et orientée vers des horizons plus compétitifs, reste très attachée à la culture et à la tradition. L’emploi de l’arabe algérien, du kabyle, du chaoui, ou du touareg pour véhiculer le message musical en est une preuve. En plus de l’emploi des langues, l’utilisation courante des percussions révèle cet attachement à la culture.

Les percussions qui interviennent dans la musique algérienne sont variées. Elles sont utilisées pour donner cet air unique et mélodieux par lequel on reconnaît la musique algérienne. Beaucoup d’artistes algériens utilisent les percussions. Certains d’entre eux sont passés maîtres dans cet art.

Quels sont les instruments présents dans la musique algérienne ?

Divers instruments sont généralement utilisés dans la musique algérienne. Ils peuvent être classés en trois catégories selon leur nature à savoir : les instruments à vent, les instruments à cordes et les percussions.

Les instruments à vent

Il s’agit essentiellement de flûtes. Ces instruments sont essentiels dans la musique arabe en général et algérienne en particulier. Parmi les flûtes les plus utilisées, nous avons :

  • le Ney,
  • le Gasba,
  • le Zuma,
  • le Chekoua et
  • le Ghaïta.

Ces cinq instruments jouent le même rôle avec des différences de forme et d’utilisation. En effet, le Ney est cette flûte faite en roseau, qui se joue en un mouvement oblique. Il est assez connu de même que la Gasba, souvent présente dans la musique chaoui.

Le zuma et le Ghaïta sont des instruments à anche presque identiques, du style des hautbois. Contrairement à ceux qui précèdent, le Chekoua est un instrument méconnu. C’est une forme d’outre qui sert à emmagasiner de l’air ; une sorte de cornemuse arabe. À côté de cette catégorie se trouve celle des instruments à cordes.

Les instruments à cordes

Les instruments à cordes sont plus utilisés que les flûtes. Au nombre des plus répandus se trouvent par exemple le Guembri, le mandole ou l’Oud. Le Guembri est un instrument à corde répandue en Algérie et dans le nord de l’Afrique. Il tire son origine du peuple Gnaouas. Sa caisse de résonnance est en bois. De même, la mandole est souvent présente dans la musique kabyle et Chaâbi. Semblable à la mandoline, sa caisse est ovale et mince, pourvue de quatre cordes pincées.

Pour finir, on retrouve l’Oud dans presque tout le bassin de la méditerranée. Il est pareil au mandole avec quelques différences liées à la technique d’utilisation. Toutes ces guitares sont utiles et très utilisées dans la musique algérienne. Les percussions y occupent toutefois une place prépondérante et majeure.

Les percussions

Les percussions sont présentes dans toutes les cultures surtout celles africaines ; particulièrement la musique algérienne. Elles constituent, en plus des flûtes et des guitares, les instruments de base entrant dans la formation des différents rythmes musicaux. La nature du son qu’elles fournissent dépend de chaque percussion et des matériaux de fabrication.

Les percussions algériennes les plus courantes sont la Darbouka, le Bendir, le duff et le riqq.

  • La Darbouka est une percussion en forme de vase recouverte au-dessus par une membrane. Même si elle ressemble au Djembé, elles n’ont aucun lien de familiarité ou de nature de son. En effet, elle est faite en céramique ou en métal selon les goûts. La membrane qui la recouvre est réalisée avec la peau d’animal. La Darbouka se joue debout ou assis. Elle est utilisée dans plusieurs rythmes de musique algérienne.
  • Le Bendir est un instrument en bois arrondi d’un diamètre de plus de 30 cm. Elle se joue debout, en frappant sur la membrane tendue recouvrant sa surface. Grâce à un ensemble de cordes posées sur la membrane, le Bendir produit un son semblable à un bourdonnement.
  • Le duff et le riqq sont des tambours qui se ressemblent au niveau de la forme, mais qui diffèrent un peu au niveau de la taille et de la nature du son.

Signalons que même si le Djembé ne fait pas partie originairement de la culture algérienne, il est utilisé aujourd’hui dans certains rythmes algériens et a même déjà été adopté par certains professionnels.

Le Djembé

Le Djembé est l’une des percussions les plus répandues en Afrique. Très célèbre, cette percussion a quitté les frontières de l’Afrique subsaharienne pour conquérir le monde entier. Beaucoup de genres musicaux utilisent volontiers le Djembé. Il s’est donc modernisé. On en conçoit aujourd’hui de plus performants, qui gardent tout l’esprit et la forme du produit traditionnel. Ce produit traditionnel était sous la forme d’un calice et recouvert de peau de chèvre ou d’antilope.

Pour ce qui est de la musique algérienne, le Djembé est utilisé surtout chez les percussionnistes professionnels. Mais cet instrument n’est pas l’apanage des artistes ou des professionnels. Il est également parfait pour l’usage des amateurs et même des profanes. Plusieurs d’entre eux voudraient s’en procurer, mais ne savent pas vraiment où en trouver. Il est désormais possible de choisir un Djembé de qualité qui réponde convenablement à vos besoins.

Il n’est pas facile de bien jouer du Djembé et les autres percussions. Leur utilisation relève de tout un art qu’il faut apprendre et maîtriser. Il existe des professionnels et des maîtres qui sont doués dans l’art et l’enseignement de ces percussions. Parmi ces artistes se trouvent quelques percussionnistes algériens célèbres.

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